Collectif de vigilance Paris 12 pour les droits des étrangers
Membre du réseau éducation sans frontières                 
 

Piquet de greve du 30 Av Daumesnil au conseil de paris


Conseil de paris
Groupe Les Verts

Question d’actualité lundi 29 mars

Alors qu’était discutée à l’assemblée nationale une proposition de loi portée par les 3 partis représentés au sein de la majorité de notre hémicycle visant à accorder le droit de vote et l’éligibilité aux résidents étrangers, le gouvernement choisissait une nouvelle fois la répression policière pour déloger les grévistes sans papiers occupant différents sites parisiens.

Et pourtant, les étrangers dits sans papiers sont aussi des résidents, qui souhaitent que la régularisation de leur situation administrative ne soit plus un obstacle à leur intégration et qu’elle leur permette de vivre dignement, de travailler sans être exploités, de participer pleinement à la vie de la cité.

Cette mobilisation et ces mouvements de grève, d’une ampleur et d’une durée inégalées, sont un exemple de solidarité : entre les travailleurs sans-papiers en grève, les organisations syndicales représentatives de salariés, les associations de soutien aux migrants et les citoyens, qui, notamment à Paris, protègent les piquets de grève et interpellent l’opinion publique et les éluEs. Certaines organisations patronales ne s’y sont pas trompées et demandent également une vaste régularisation des travailleurs de leurs secteurs d’activité. Mais le gouvernement refuse d’y prendre sa part de responsabilité et d’engager le dialogue tri-partite.

Plus encore, il industrialise la rétention et l’éloignement, comme en témoigne ce jour-même, l’ouverture d’un centre de rétention de 240 places au Mesnil-Amelot, ce que nous dénonçons, aux côtés des associations et des autres partis de gauche.

Monsieur le maire, nous vous demandons solennellement au nom de l’exécutif parisien d’interpeller le gouvernement, pour qu’il renonce à la politique du chiffre, qui cause des drames humains tous les jours, et qu’il prenne ses responsabilités. Le ministre du travail doit mettre en œuvre une vaste circulaire de régularisation des étrangers présents sur notre territoire.

Monsieur le préfet

Les travailleurs sans-papiers sont là. Ils travaillent, souvent dans des métiers et des emplois refusés par les autres, dans des conditions parfois indignes, et pour des salaires souvent misérables. Ils contribuent pourtant à la richesse de notre pays.

A Paris, ils se mobilisent, pour défendre leur droit à vivre dignement d’un travail.

C’est ainsi que le piquet de grève du 30 avenue Daumesnil existe depuis bientôt 18 mois. Les grévistes du 30 avenue Daumesnil ont été expulsés du local qu’ils occupaient jeudi dernier.

Comment pouvez-vous justifier cette expulsion, ainsi que celle du 38 rue Blanche dans le 9e arrondissement ? Est-ce au nom de l’ordre public ? Pouvez-vous nous dire si vous avez-vous reçu des consignes en ce sens ?

Christophe Najdovski, Adjoint au maire de Paris, Conseiller du 12e arrondissement

Le préfet a répondu au sujet du 30 avenue Daumesnil, je cite, qu’il s’agissait de « faire appliquer une décision de justice », qu’il y avait « obligation de libérer les lieux » et qu’il n’y avait plus qu’ « une seule de demande de régularisation sur le site ».


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