Collectif de vigilance Paris 12 pour les droits des étrangers
Membre du réseau éducation sans frontières                 
 

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Des familles sommées de quitter sous 24H leurs « hôtels sociaux »

La circulaire Sarkozy du 13 Juin 2006, qui promettait la régularisation sous conditions des familles « sans papiers » dont les enfants étaient scolarisés, a soulevé d’immenses espoirs. Autour des familles s’est constitué un vaste réseau de solidarité et d’entraide. Des milliers de citoyens, de parents d’élèves, de membres d’associations et de partis politiques ont accompagné les familles dans leurs démarches. Dans le 12eme arrondissement, nous nous sommes regroupés au sein du Collectif de Vigilance des droits des étrangers, membre du réseau RESF « Réseau Education Sans Frontières ».

Trois cérémonies de parrainage à la mairie du XII,ont permis à 140 familles ou célibataires de trouver, via le parrainage, le soutien d’un citoyen.

Or, aujourd’hui 1er décembre 2006, dans le 12e, à peine 10% des demandes de régularisation ont reçu un avis favorable.Les familles sont condamnées à vivre dans la précarité. Sans possibilité de travail légal, impossible d’obtenir un logement décent, d’accéder à une protection santé de qualité.

Nous venons d’apprendre que par décision préfectorale 32 hôtels sociaux parisiens où vivent nombre de ces familles ont reçu de la part de la commission technique de sécurité de la Préfecture un avis défavorable, qui pourrait conduire à leur fermeture. Dans le 12e, nous avons connaissance de 4 cas, l’hôtel Bijou, l’hôtel de France, l’hôtel Chaligny et l’hôtel Feria.

Sous ce prétexte opportun, les familles reçoivent une à une des injonctions à quitter sans délai leur logement pour des hébergements tout aussi précaires, souvent très éloignés en grande banlieue. Si elles refusent, elles sont menacées de perdre les aides qu’elles reçoivent.

Pourquoi cette vague soudaine d’avis défavorables alors que la situation de ces hôtels est connue de longue date ? Pourquoi cette dispersion de familles vers d’autres villes et arrondissements ?

Les déplacements de familles d’un hôtel à l’autre ne sont pas nouveaux. Ils ne procurent pas forcément aux familles de meilleures conditions de logement, c’est même souvent le contraire. Ils conduisent à précariser encore davantage les familles, à les éloignerde leur environnement, à casser le lien social qu’elles ont réussi à établir, à briser la scolarité des enfants.

A terme cette politique, comme cela a été le cas à Cachan, ne vise qu’à empêcher l’intégration, à couper les familles du réseau d’entraide et de solidarité qui les entoure et à faciliter leur expulsion.

C’est cette logique que nous refusons.

Le collectif de vigilance du 12e :
- Dénonce cette politique de précarisation.
- Dénonce la complicité de certains services sociaux et associations gestionnaires qui mettent en oeuvre ces politiques.
- Refuse le déplacement des familles sans leur consentement.
- Exige leur relogement dans des conditions décentes dans l’arrondissement.
- Exige le maintien des enfants dans leur environnement scolaire.
- Exige que des travaux de mise en conformité soient enfin entrepris dans ces hôtels.
- Exige le rétablissement immédiat des aides sociales si elles ont été retirées.

Le Collectif de vigilance du 12e : Attac Paris 12, Bougeons la gauche, CGT Saint Antoine, CGT Cheminots gare de Lyon CIMADE, Collectif du 29 Mai Paris 12, Commune libre d’Aligre, FCPE 12, La Santé n’est pas une marchandise, LCR 12e, LDH 12e, Les petits Baudelaire, Les Verts 12e, Maison des étudiants des états de l’ouest africain, PCF 12e, PS 12e, RéSO (réseau Solidaire), SEM (Synergie Europe Méditerranée) , Zone de Droit et des habitants du 12e.

Documents joints


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